La question du changement de la Constitution en République démocratique du Congo refait surface ces derniers temps, notamment après la sortie médiatique de Modeste Bahati, qui estime que le problème du Congo n’est pas la Constitution, mais plutôt un problème d’hommes. Cette déclaration a suscité plusieurs réactions au sein de la classe politique, allant jusqu’au dépôt d’une motion contre lui.
En réaction, Jean-Marc Kabund considère que relancer le débat sur la modification de la Constitution vise à détourner l’attention des véritables problèmes du pays et à repousser la tenue d’un dialogue politique inclusif.
Dans un message publié ce vendredi sur le réseau social X, l’ancien président intérimaire de l’UDPS affirme que, pendant que les Congolais meurent dans une guerre qu’il qualifie d’injuste, ouvrir un tel débat est moralement inacceptable et politiquement irresponsable.
Selon lui, ceux qui retardent la tenue d’un dialogue inclusif porteront la responsabilité historique de n’avoir pas agi à temps pour arrêter les massacres dans l’Est du pays, ainsi que celle d’une éventuelle complicité dans l’occupation de certaines parties du territoire national par le Rwanda.
« Nous tenons à rappeler à notre peuple que, pendant que ce débat irresponsable se tient au sommet de l’État, une partie du territoire national connaît une annexion de fait par le Rwanda. Pathétique », a-t-il déclaré.
JP Choél
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