En marge du Forum économique mondial de Davos, la République démocratique du Congo s’est imposée comme l’un des acteurs majeurs des discussions sur l’avenir des minerais critiques. À l’occasion d’un side-event dédié au « Partenariat stratégique sur les minerais et les investissements », le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a porté un message clair : la RDC entend rompre définitivement avec le rôle réducteur de simple fournisseur de matières premières brutes.
Au cœur des échanges, la vision congolaise d’un partenariat minier repensé, axé sur l’attraction d’investissements responsables, la transformation locale des ressources et le renforcement de la gouvernance du secteur. Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la forte demande en minerais stratégiques, notamment le cobalt, la RDC revendique désormais une place structurante dans les chaînes de valeur mondiales.
Le Chef de l’État a souligné qu’un changement de paradigme est déjà en cours. Riche de son sous-sol, la RDC ne souhaite plus exporter uniquement ses minerais à l’état brut, mais développer une capacité nationale d’encadrement, de transformation et de commercialisation, afin de maximiser les retombées économiques et sociales pour sa population.
« Notre priorité est de garantir que les ressources de notre sous-sol profitent d’abord à nos populations, soutiennent le développement durable des communautés locales et constituent un véritable levier de transformation industrielle », a déclaré le Président Tshisekedi.
Les discussions de Davos ont débouché sur trois engagements majeurs en faveur de la RDC :
- créer un environnement sécurisé et attractif pour les investisseurs ;
- renforcer la gouvernance, la transparence et la traçabilité dans le secteur minier ;
- promouvoir activement la transformation locale des minerais afin de capter davantage de valeur ajoutée.
En se présentant comme un « pays-solutions » face aux défis énergétiques et industriels mondiaux, la RDC affirme sa volonté de bâtir des partenariats fondés sur l’équité, le respect de la souveraineté nationale et la prospérité partagée. Cette approche vise à construire une chaîne de valeur minérale plus juste, durable et tournée vers l’avenir, au bénéfice non seulement du pays, mais aussi de l’Afrique et de l’économie mondiale.
À Davos, Kinshasa a ainsi rappelé que l’avenir des minerais stratégiques ne peut plus se concevoir sans la RDC, désormais déterminée à transformer sa richesse naturelle en moteur de développement et de stabilité à long terme.
Rédaction
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