L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC-A) est secouée par une crise interne majeure. L’autorité morale du parti, Modeste Bahati Lukwebo, a été officiellement destituée ce mercredi 25 mars 2026, à l’issue d’une réunion des cadres du mouvement.
L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée à Kin Plaza Arjaan by Rotana. À cette occasion, Otto Bahizi a été désigné coordonnateur chargé d’assurer l’intérim à la tête du parti, en attendant la tenue d’un congrès.
Selon plusieurs responsables de l’AFDC-A, cette décision intervient dans un contexte de contestation croissante du leadership de Modeste Bahati Lukwebo.
Parmi les principaux griefs évoqués figurent : des prises de position publiques jugées non concertées avec les instances du parti ; une gestion interne qualifiée de centralisée et peu transparente, notamment sur les questions stratégiques et financières ; un déficit de dialogue avec les cadres et militants ; des accusations de concentration du pouvoir au sein d’un cercle restreint.
Un cadre du parti, sous couvert d’anonymat, affirme que « cette décision vise à rétablir un fonctionnement plus démocratique et collégial ».
Dans ses premières déclarations, Otto Bahizi a lancé un appel à l’apaisement et à la cohésion interne :
« Notre priorité est de restaurer la confiance et de garantir la stabilité du parti durant cette période de transition. »
Il aura pour mission de coordonner les activités du parti, d’initier un dialogue interne et de préparer un congrès appelé à désigner une nouvelle direction.
Figure influente de la scène politique congolaise, Modeste Bahati Lukwebo occupait une place centrale au sein de l’AFDC-A depuis sa création. Sa destitution constitue un tournant inédit pour cette formation politique.
Des analystes estiment que cette crise pourrait entraîner une reconfiguration des équilibres internes du parti, affecter ses alliances politiques et peser sur sa crédibilité auprès de l’opinion publique ainsi que de ses partenaires.
Au sein de la base militante, les réactions sont partagées.
Certains saluent une décision jugée « nécessaire » pour réformer la gouvernance interne, tandis que d’autres dénoncent une mesure « brutale » à l’encontre d’un dirigeant historique.
La suite dépendra désormais de la capacité de la direction intérimaire à conduire une transition consensuelle et à préserver l’unité de l’AFDC-A.
Rédaction
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