La coordination urbaine de la Société Civile du Congo (SOCICO) à Butembo a lancé une alerte ce lundi 6 avril 2026 après l’effondrement du pont de secours « Jeannot », installé sur la rivière Mususa et reliant la ville de Butembo à la localité de Musimba, dans le territoire de Lubero.
Selon cette structure citoyenne, cet ouvrage provisoire, récemment emporté par de fortes pluies, constituait pourtant une solution temporaire mise en place par le gouvernement provincial en attendant la construction d’un pont définitif.
La destruction de cette infrastructure plonge aujourd’hui des milliers d’usagers dans une situation critique. Élèves, commerçants, malades et transporteurs sont contraints d’emprunter des itinéraires alternatifs plus longs et dangereux, notamment via Vusenzera et l’axe Njiapanda–Kaliva–Mususa. Certains n’ont d’autre choix que de traverser des ouvrages précaires, eux aussi menacés d’effondrement.
Cette situation accroît considérablement les risques d’accidents et de noyades, tout en perturbant fortement les activités économiques dans les zones concernées.
La SOCICO dénonce par ailleurs l’inaction des autorités urbaines, malgré une première alerte lancée avant la destruction du pont. Elle fustige également le retard jugé « exagéré et injustifié » dans la construction du pont définitif promis depuis plusieurs mois, estimant que cette lenteur met en danger la vie des populations et compromet la mobilité entre Butembo et le territoire de Lubero.
Face à l’urgence, la société civile appelle à des mesures immédiates, notamment la reprise sans délai des travaux du pont en dur, l’installation d’un nouveau pont de secours sécurisé et l’ouverture d’une enquête sur la qualité de l’ouvrage effondré ainsi que sur l’utilisation des fonds alloués.
Elle recommande également une évaluation technique rigoureuse de toutes les infrastructures provisoires en place et invite la population à soutenir les initiatives de développement, tout en rappelant que les habitants de Butembo et de Lubero ne peuvent plus continuer à subir les conséquences de cette situation.
Pascal NDUYIRI
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire