Le dimanche 8 mars 2026, à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues du centre de Bruxelles pour réclamer davantage d’égalité entre les femmes et les hommes. La mobilisation, organisée notamment par la Marche mondiale des femmes, a rassemblé entre 8 500 participantes et participants selon la police et près de 15 000 selon les organisatrices, soit près de 20 000 personnes mobilisées.
Le rassemblement a débuté sur la place de l’Albertine, où un village féministe composé de plusieurs stands a été installé dès 11 heures. Des discours ont été prononcés avant le départ du cortège, prévu à 14 heures. La marche s’est finalement élancée vers 14h15 sur le boulevard de l’Empereur, dans une ambiance à la fois festive, familiale et engagée.
Plusieurs organisations et associations ont pris part à cette mobilisation, notamment Amnesty International, le Planning familial et le Collecti.e.f 8 maars. Les manifestants ont parcouru les principales artères du centre-ville, passant par le Sablon, la place Poelaert et la rue de la Régence, avant de revenir vers la place de l’Albertine.
Dans les rues de la capitale belge, la couleur mauve dominait largement, symbole international de la lutte pour les droits des femmes. Pancartes, costumes et maquillages accompagnaient la marche, avec de nombreux messages dénonçant les inégalités persistantes et les effets d’un système patriarcal encore présent dans la société.
« Nous nous rassemblons pour rappeler que nous n’avons pas encore tous les droits. Il y a même des droits que l’on perd. Il est donc très important d’être visibles lors de cette journée », a déclaré Marcela de la Peña, membre de la Marche mondiale des femmes.
De son côté, Els Flour, également membre du mouvement, a dénoncé l’indifférence des autorités face aux inégalités persistantes. Elle a notamment souligné que les femmes continuent d’assumer une grande partie du travail domestique et des soins souvent qualifié de « travail reproductif » ce qui entraîne des interruptions de carrière et accentue les inégalités économiques.
Au-delà de la marche, la mobilisation s’est étendue à une grève féministe, initiée par le Collecti.e.f 8 maars. Aux Halles de Schaerbeek, un espace d’activités et de rencontres a été mis à disposition, comprenant notamment une garderie assurée par des hommes afin de permettre aux femmes de participer pleinement au mouvement.
Après le retour du cortège sur la place de l’Albertine, plusieurs concerts et activités ont clôturé la journée dans une atmosphère conviviale.
La mobilisation s’est poursuivie le lendemain avec une tournée en bus des piquets de grève féministes, organisée par le Collecti.e.f 8 maars. Par ailleurs, des avocates ont prévu de se rassembler devant le Palais de Justice de Bruxelles dans le cadre de cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes.
Cette forte participation témoigne de la persistance des revendications en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi de la volonté des mouvements féministes de maintenir la pression pour obtenir des changements concrets dans les politiques publiques.
Jean KONSO
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