La prolifération des fumoirs de chanvre ainsi que des maisons de tolérance, communément appelées « QG », est de plus en plus pointée du doigt comme l’un des facteurs aggravant l’insécurité dans la commune de Ruwenzori, en ville de Beni. Une situation qui alarme fortement la population locale.
Ce constat a été mis en lumière ce vendredi 17 avril 2026 par la société civile, à l’issue d’une rencontre d’échanges avec les différentes couches de la population tenue au quartier Boikene. Les discussions ont porté sur les principaux défis sécuritaires qui persistent dans cette partie de la ville.
Selon Philémon Paluku Vusoko, président de la société civile locale, certains groupes de malfaiteurs utiliseraient ces lieux comme points de rassemblement en journée. Ils y planifieraient leurs opérations criminelles avant de passer à l’action la nuit tombée.
Face à cette situation jugée préoccupante, la société civile appelle les autorités à agir rapidement afin de démanteler ces espaces considérés comme des foyers d’insécurité. Elle estime qu’une telle mesure contribuerait à réduire significativement les actes criminels dans la zone.
En parallèle, les habitants sont invités à renforcer la vigilance communautaire à travers l’opération « Chunguza Jirani », qui encourage la surveillance de proximité et la dénonciation des comportements suspects.
Enfin, la société civile plaide pour l’installation de lampadaires publics dans plusieurs quartiers de Ruwenzori, afin de limiter les zones d’ombre souvent exploitées par les malfaiteurs.
Pascal NDUYIRI
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