En mission officielle à Kinshasa, la ministre belge de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a tenu des propos fermes concernant l’augmentation des demandes d’asile introduites par des ressortissants de la Democratic Republic of the Congo en Belgium.
Selon la ministre, les autorités belges constatent une hausse continue des demandes d’asile provenant de Congolais, malgré des taux d’acceptation très faibles. Elle a ainsi invité à plus de prudence et de réalisme dans les démarches migratoires :
« En Belgique, on reçoit de plus en plus de demandes d’asile des Congolais. C’est important de donner la bonne information aux Congolais : ça ne vaut pas la peine d’aller en Belgique pour demander l’asile, parce que la chance est presque nulle. Mieux vaut être honnête avec vous », a-t-elle déclaré.
Ces propos interviennent dans un contexte où la question migratoire entre l’Afrique centrale et l’Europe reste sensible. La Belgique, ancienne puissance coloniale de la RDC, demeure une destination importante pour de nombreux demandeurs d’asile congolais, souvent motivés par des raisons économiques, sécuritaires ou familiales.
La déclaration de la ministre vise, selon son entourage, à décourager les départs jugés « peu fondés » et à lutter contre les réseaux d’information erronée sur les chances d’obtenir une protection internationale.
Cette prise de position pourrait toutefois susciter des réactions contrastées, notamment parmi les défenseurs des droits des migrants, qui rappellent que chaque demande d’asile doit être examinée individuellement selon la situation personnelle du demandeur.
Elle met également en lumière les défis persistants liés à la migration entre la RDC et l’Europe, ainsi que la nécessité d’une meilleure information sur les procédures d’asile et leurs critères d’éligibilité.
Moïse KASHALA
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