Le député national Espérant Kamanda Tshonyi a dénoncé les antivaleurs qui affectent le secteur de la formation professionnelle dans la province éducationnelle Kasaï 2. Il s’est exprimé mercredi 27 mai 2026 à l’Assemblée nationale, lors d’une question orale avec débat adressée au ministre national de la Formation professionnelle.
Intervenant devant les députés nationaux, l’élu du territoire d’Ilebo a dressé un tableau préoccupant de la situation dans sa province, évoquant notamment la faible mécanisation des agents ainsi que des pratiques assimilées à la corruption dans l’administration du secteur.
Selon Espérant Kamanda Tshonyi, sur les 3 819 agents mécanisés de la formation professionnelle recensés à travers le pays, la province éducationnelle Kasaï 2 ne compte que huit agents mécanisés, dont trois seulement dans le territoire d’Ilebo.
Pour le député, cette situation illustre une profonde inégalité dans la prise en charge des agents de l’État et fragilise le fonctionnement des centres de formation professionnelle dans cette partie du pays.
L’élu national a également dénoncé certaines pratiques qu’il qualifie d’antivaleurs. D’après lui, des coordinateurs du secteur exigeraient des paiements allant de 100 000 francs congolais à 100 dollars américains pour faciliter l’obtention des arrêtés autorisant le fonctionnement des centres de formation professionnelle.
Face à ces irrégularités présumées, Espérant Kamanda Tshonyi a appelé le ministre national de la Formation professionnelle à prendre des mesures urgentes afin d’assainir le secteur, renforcer la transparence administrative et accélérer la mécanisation des agents dans la province du Kasaï 2.
Cette intervention relance le débat sur les défis qui freinent le développement de la formation professionnelle en République démocratique du Congo, notamment dans les provinces de l’intérieur du pays où plusieurs structures peinent encore à fonctionner normalement faute d’encadrement adéquat et de moyens suffisants.
Daniel Ndaye wa Bilolo
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