La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone ont réaffirmé leur engagement à privilégier le dialogue et les mécanismes diplomatiques afin de résoudre leurs différends frontaliers, selon un communiqué officiel diffusé lundi 16 mars.
Ce sommet, tenu à huis clos à Conakry, s’est déroulé sous l’égide du président guinéen Mamadi Doumbouya. Il a réuni son homologue libérien Joseph Boakai ainsi que le dirigeant sierra-léonais Julius Maada Bio. La Côte d’Ivoire, également concernée par la stabilité régionale, a pris part à la rencontre en qualité de témoin.
À l’issue des échanges, les trois pays ont annoncé la mise en place de commissions techniques conjointes chargées d’examiner les questions liées à la délimitation et à la gestion des frontières. Ils ont également appelé leurs populations respectives au calme, afin d’éviter toute escalade.
Ces initiatives interviennent dans un contexte de tensions récentes. La Guinée avait notamment renforcé son dispositif militaire à la frontière avec le Liberia après des affrontements entre civils libériens et soldats guinéens. Des incidents avaient également été signalés fin février avec la Sierra Leone, chaque partie accusant l’autre d’incursions militaires.
Les images diffusées par les médias publics guinéens montraient notamment un déploiement de véhicules militaires, incluant des blindés et des pick-up, ainsi que des soldats armés prêts à être déployés.
Dans ce contexte, le rôle de l’Union du fleuve Mano apparaît déterminant. Créée en 1973 et élargie à la Guinée en 1980 puis à la Côte d’Ivoire en 2008, cette organisation vise à renforcer la coopération économique, sécuritaire et infrastructurelle dans la région.
Les observateurs estiment que ce cadre régional pourrait jouer un rôle clé dans la médiation et la prévention de nouvelles tensions, dans une zone historiquement marquée par des conflits frontaliers.
Jean Konso
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